Témoignage de A. & E. parents d'Alexandre

18 janvier 2011, 6 mois de grossesse, le verdict tombe : « Désolé Madame, Monsieur, la grossesse s’est arrêtée ». Un raz-de-marée vient de traverser notre vie : notre petit garçon est mort. Nous sommes perdus et n’arrivons pas à accepter ce qui pour nous représente une injustice. Pourquoi nous, pourquoi notre Bébé ?

 

L’accouchement se déroule le 20 janvier, sans doute la pire journée de notre existence. Nous sentons que nous n’arriverons pas à surmonter seuls la perte d’Alexandre. A quelques rares exceptions près, nos familles et amis ne comprennent pas notre désarroi : « ce n’est qu’une fausse couche, moi aussi j’en ai fait une », « vous en ferez un autre, la vie continue ». A chaque remarque nous nous enfoncions un peu plus. Une question importante se posait également : devions nous parler de ce que nous étions entrain de vivre à notre fille aînée ? Si oui, comment l’expliquer à une enfant de 3 ans ? Nous avons donc demandé s’il existait une structure pouvant nous aider et des professionnels nous ont parlé de l’ADEP 56.

 

Dès la première rencontre, nous avons trouvé au sein du groupe et auprès des animatrices l’écoute, le partage et la compréhension dont nous avions tellement besoin. Grâce à l’association, nous avons pu mois après mois avancer sur le chemin du deuil. Nous n’étions plus seuls, d’autres parents traversaient les mêmes épreuves et ressentaient des sentiments identiques aux nôtres. A chaque réunion, les animatrices nous ont aidés à comprendre et à mettre des mots sur nos réactions, à surmonter notre peine, notre colère, à faire face à notre sentiment de culpabilité. Les bénévoles nous ont également aidés à expliquer le deuil que nous vivions à notre fille aînée qui aujourd’hui parle d’Alexandre comme étant son petit frère.

 

En juillet 2011, une bonne nouvelle nous a surpris : la famille allait s’agrandir. Aussitôt et malgré le bonheur que nous avons ressenti, la peur et l’angoisse de revivre la perte de notre bébé sont tout de suite apparues. Nous avons pu faire part de ces sentiments lors des groupes d’entraide qui nous ont permis de vivre à la fois le deuil d’Alexandre et les différentes étapes de cette nouvelle grossesse jusqu’à la naissance de notre petit garçon.

 

Aujourd’hui, Alexandre est et restera toujours présent dans nos cœurs. Il ne se passe pas une journée sans que nous pensions à lui et sans que nous lui disions que nous l’aimons. Si la douleur est toujours présente, nos sentiments ont évolué et certains comme la culpabilité et la colère se sont apaisés.

 

 

 

Merci à l’Association de nous avoir aidés et

soutenus dans notre parcours et merci aux animatrices pour leur douceur, leur

grande capacité d’écoute et leur dévouement.

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